Lettre ouverte à François Fillon

La Garde le 3 mai 2017

 
À Monsieur François Fillon
 

 

 

Monsieur le Premier Ministre,
 

Comme vous-même tout le premier, mes amis et moi sommes horriblement déçus de votre échec et je pense que pour l’avenir de la France que nous défendons, il faut se pencher sur les causes qui y ont amené. Tout d’abord permettez-moi de regretter que vous ayez décidé à chaud d’annoncer que vous voteriez Macron ! Cela vous a causé un tors immense auprès de ceux qui vous ont appuyé dont je suis.

Incontestablement sur l’ensemble de votre campagne vous avez été très mal conseillé, sans compter les trahisons. Certes, on peu comprendre votre écœurement devant les trahisons multiples de votre clan et du manque de lucidité de ceux qui n’ont pas compris que pour faire barrage à Macron, il fallait voter pour vous dès le 1er tour pour l’empêcher d’y être.

Votre réaction semble avoir été « puisqu’ils n’ont pas compris que j’étais le barrage à Macron, et bien ils auront Macron » … Cela on peu le comprendre, sans l’approuver, mais hélas, comme l’on dit, vous vous êtes tiré une balle dans le pied.

Autre aspect qui a rebuté nombre de mes partisans, alors que beaucoup de Français ont apprécié vos évocations de nos racines historiques constitutives, par contre et j’en suis, nous n’avons pas du tout apprécié vos invocations aux Lumières et aux « grands ancêtres » de la Révolution, car les principes issus du baptême de Clovis, sont contraires à ceux de la Révolution qui les détruits. Ils ne sont pas miscibles !

On peut comprendre que vous ayez essayé de faire l’union la plus large possible, puisque hélas nous sommes dans cette démocratie inorganique issue des sophismes de 1789, mais en pratique votre calcul a échoué car vous n’avez satisfait, ni les uns ni les autres.

Il en a été de même de votre allégeance aux instances juives par vos propos, entre autres,  sur la Rafle du Vel d’Hiv. Comme Marine Le Pen, vous vous êtes incliné devant la doxa du « politiquement correct » car, comme elle vous avez oublié que la France avait été vaincue et qu’elle était sous la botte de l’occupant…

Cela grâce aux responsables de la IIIème République qui avaient déclaré la guerre à l’Allemagne sur ordre des lobbies qui la voulaient, alors que la France avait été désarmée par le Front populaire de Léon Blum…

Ainsi comme Marine Le Pen et comme tant d’autres Français, vous avez été formaté par une Histoire écrite par les responsables de la Débâcle, revenus avec De Gaulle dans « les fourgons de l’Étranger » et les communistes.

Dès ma prise de contact avec vous à la veille de votre victoire de la Primaire de la droite, je ne vous ai pas scellé ma détestation de De Gaulle dont vous vous parez comme tous les autres de Marine Le Pen, à Macron, aux socialiste, aux communistes et aux lobbies antinationaux… Étrange unanimité !

Or De Gaulle, c’est nos seulement le parjure à l’Algérie française, la décolonisation criminelle, et ses conséquences dont l’immigration-invasion que vous entendiez combattre, mais c’est aussi le lâche de 1916, se rendant sans combattre aux Allemands alors que ses collègues qu’il relevait au front, avaient tenu.

C’est aussi le déserteur de 1940, partant en Angleterre avec le général Spears de l’Intelligence Service, alors même que l’armistice n’était pas signé. C’était donc une désertion en temps de guerre, d’où la décision du président Lebrun, pas de Pétain…, de ne pas signer sa promotion au grade de général et de le faire traduire devant un tribunal militaire qui devait le condamner à mort.

Si je tiens à marquer ces points de désaccords, c’est que la France et les Français, dont vous êtes, vivez sur ces mensonges écrits par ceux qui aujourd’hui occupent intellectuellement et politiquement la France.

La France ne se relèvera qu’en tournant le dos à cette histoire frauduleuse et en revenant à ses principes constitutifs, pas en évoquant les « grands ancêtres », à Clemenceau responsable de la tuerie de 14-18 par allégeance à la maçonnerie, ni à De Gaulle qui a remis à l’honneur la maçonnerie interdite par le Maréchal. Vous avez mon livre sur la maçonnerie et j’ose espérer que vous aurez maintenant des loisirs pour le lire et découvrir ce que l’on vous a toujours caché.

Je crois toujours, contrairement à d’autres, que vous aimez sincèrement votre pays et que vous êtes vous-même, victime de l’enseignement républicain auquel naguère vous reprochiez d’occulter nos racines, de Clovis, à Jeanne d’Arc…

Voilà Monsieur le Premier Ministre, ce que je souhaitais vous dire courtoisement, pour vous faire comprendre quelques-unes des causes pour lesquelles, vous avez perdu. Vous avez eu affaire à des montages odieux contre vous et les vôtres, et dans le creux de la vague nous vous avons soutenus car, nous pensions que vous étiez le meilleur candidat possible pour remettre de l’ordre dans ce malheureux pays.

Aujourd’hui, le seul moyen qui vous reste de remonter dans l’estime de nombreux Français est de revenir sur votre calamiteuse et trop rapide déclaration du soir du 1er tour et de déconseiller à vos partisans de voter Macron, car trop de Français ne comprennent pas qu’après avoir traité à juste titre Macron de Hollande bis, vous fassiez voter pour lui !!!

Je souhaite que cette épreuve vous soit salutaire et vous aide à comprendre où sont vos véritables amis.
J’espère que, comme votre dernier message semble l’indiquer, vous n’avez pas l’intention de laisser tomber.
Ce serait dommage, car il y a à la droite des Républicains des Français qui souhaitent voir disparaître cette enseigne qui n’a jamais autant mérité l’expression d‘UMPS …
 
Sincères salutations.
 

Docteur Philippe Ploncard d’Assac

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