Réponse à Monsieur Johan Livernette

Johan Livernette vient de publier une réponse à mes mises en garde le concernant, dans des termes que je ne peux laisser sans réponse personnelle.

Ce qu’il y de plus odieux dans son communiqué, c’est que pour tenter de répondre à mes analyses, il m’impute des phrases que j’aurais prononcées, me défini comme  un vieillard sénile décomposé face à l’intervention d’un auditeur… ?!

Belle imagination, qui mériterait meilleure utilisation, faite pour abuser ceux qui ne sont pas au courant, aussi je me dois de rappeler ce que fut notre bref contact.

Il y a au moins cinq ans, je recevais un appel téléphonique du dénommé Livernette que je ne connaissais pas, me proposant de faire des Entretiens avec moi, notamment sur le mondialisme et la maçonnerie.

Nous en fîmes cinq je crois et au cours de ces Entretiens je constatais ses failles notamment sur la maçonnerie que je relevais courtoisement et dont il me remerciait.

C’est à cette époque qu’il m’a présenté la jeune femme avec laquelle il vivait, fort aimable d’ailleurs, et il s’ouvrait à moi pour me dire son embarras qu’elle soit musulmane et qu’il cherchait à résoudre ce problème, ce à quoi je l’encourageais.

C’est aussi à cette époque qu’il me demanda s’il pouvait vendre mes livres pour l’aider financièrement et j’y consenti sans hésitation en lui faisant les mêmes conditions qu’aux libraires. J’ai encore les factures.

Cela allait durer jusqu’à ce que l’un de mes correspondants me prévienne qu’il avait fait une conférence sur la maçonnerie et me conseillait de l’écouter…

Je découvrais qu’il s’était servi de ma documentation sans en donner l’origine, comme je le fais dans tous mes ouvrages, comme le fait tout historien digne de ce nom.

Je prenais donc mon téléphone pour lui en demander la raison et devant sa mauvaise éducation, je lui signifiais que je coupais toute relation avec lui.

C’est donc bien moi qui ai rompu avec lui du fait de son comportement, et non lui comme il essaie de le faire croire. Je persiste et signe.

J’allais apprendre son évolution sédévacantiste et sa propension à donner des leçons de religion à ceux qui n’adhéraient pas à ses thèses. L’une de ses premières victimes fut mon ancien collaborateur Florian Rouanet qui, à l’époque ironisait auprès de moi sur les prétentions de ce « nouveau Père de l’Église »…

J’allais revivre d’ailleurs le même problème avec le jeune Rouanet qui sautillait d’une structure à une autre et qui lui aussi allait se servir de mes textes sans en donner l’origine, pour la raison, m’a-t-il dit à l’époque, que s’il m’avait cité « il se serait fait flinguer par MM. Sidos et Benedetti »…

Ce qui allait m’ouvrir les yeux sur ces curieux « nationalistes » qui soutenaient le « citoyen » Henry de Lesquen, celui pour lequel « La déclaration des droits de l’homme de 1789 est l’acte de baptême de la Nation française ».

Formule parfaitement maçonnique qui ne les dérangeait visiblement pas…

Ce « citoyen » Lesquen, qui pour me faire condamner par la 17ème chambre avait tronqué l’un de mes textes, les trois noms qui étaient concernés, pour faire croire que c’est lui qui était visé…, et il a gagné … !

On jauge de l’imprégnation maçonnique de Lesquen, lorsqu’il affirme :

«Les chrétiens, ils peuvent être franc-maçons s’ils le veulent.»

«Après tout la franc-maçonnerie fait partie de notre tradition depuis le 18ème siècle

https://www.youtube.com/watch?v=oFyfLkHCJak

Tel est l’individu que l’ « anti-maçon » autoproclamé Livernette soutient !

Cherchez la contradiction…

Rappelons encore que Lesquen se prétend « nationaliste et libéral », ce qui est une antithèse absolue. En annonçant la relance de son Parti national-libéral, il le présente comme un mouvement « archéo-futuriste », histoire de masquer son vide doctrinal.

Cf. aussi La Politique N°192, p. 5 qui traite aussi du cas Bourbon et autres…

Force est de constater que ces déclarations du « citoyen » Lesquen, ne dérangent nullement MM. Sidos et Benedetti, pas plus que M. Livernette,  qui dans sa diatribe contre moi, soutient cet homme aux évidentes attaches maçonniques … !

Il s’offusque que j’ai critiqué MM. « Henry de Lesquen, Pierre Hillard, Yvan Benedetti, autrefois Serge de Beketch, Carl Lang,  Thibault de Chassey, Jérôme Bourbon, Florian Rouanet » comme pour les appeler à sa rescousse…

Or, si M. Livernette avait une once d’honnêteté intellectuelle, il saurait pourquoi j’ai critiqué et critique ces personnes, aussi je suis prêt à fournir à ceux qui le demanderaient le dossier de mes analyses sur elles, que je n’ai jamais insultées, contrairement à elles envers moi, faute de pouvoir me répondre.

Cela fera l’objet d’un dossier dans notre lettre d’information, La Politique sur base de leurs propres textes, et laissera les lecteurs conclurent d’eux-mêmes.

Livernette me reproche d’avoir fait voter contre Sarkozy, au travers de Bayron et Hollande, puis Fillon.

À l’évidence ce primaire, n’a aucune notion de stratégie, car si Sarkozy avait été réélu, il n’y aurait jamais eu la réaction des « bien-pensants », la Manif pour tous d’où est issu Sens commun qui, après avoir soutenu François Fillon, sert à la droitisation des Républicains par Laurent Wauquiez que Livernette traite de franc-maçon, sans preuves.

Il ne se demande même pas pourquoi Wauquiez est vilipendé comme le fut Fillon par les francs-maçons Xavier Bertrand, J-P Rafarin, Thierry Solère, Alain Juppé, sans oublier les Sarkozy, NKM et autre Pécresse et les médias.

Livernette fait donc partie de ce genre de personnes qui, par aveuglement ou connivence, ont aidé à l’élection du franc-maçon et enjuivé Emmanuel Macron, ce que de la part d’un anti-maçon autoproclamé, laisse rêveur…

Un petit rappel reste à lui faire – lui, le plus pur que pur – « sédévacantiste », car c’est bien lui, Livernette qui a été converti au sédévacantisme par l’abbé Lafitte.

L’ennui pour la pureté dont Livernette se pare, c’est que cet abbé qu’abritait M. Bruno Saglio son éditeur, avait la fâcheuse propension à puiser dans la caisse de sa communauté et de serrer d’un peu trop près ses paroissiennes.

C’est M. Bruno Saglio, qui l’a fait savoir dans un communiqué qu’il m’avait adressé.

Alors pour les leçons, mon petit Livernette, un peu de pudeur !

Autre imputation mensongère, il affirme que je défends Vatican II.

Nuance, je défends la Tradition dans l’Église, au lieu de l’abandonner à ses ennemis, comme il le fait avec les autres « sédévacantistes ».

 Quand à ce qu’il m’impute encore de mon prétendu soutien au Pape François, soit il parle de ce qu’il ne sait pas, soit il ment, car j’en ai traité dans La Politique N°192, p. 3 sous le titre « Mon Dieu, ouvrez lui les yeux, ou fermez les lui » … 

Certes j’ai défendu Benoît XVI, car il tentait de remettre de l’ordre dans l’Église c’est pour cela qu’il a été obligé de démissionner et à l’époque j’avais titré l’Éditorial de La Politique N°138   « « Ils » l’ont eu », sur base de documents irréfutables.

Mais cela le fanatique « sédévacantiste » qu’est M. Livernette, ne peut le comprendre, sinon c’est tout le « business » du sédévacantisme qui s’effondre.

C’est ce que les Dominicains du Sel de la Terre ont parfaitement cerné dans l’une de leurs dernières études sur le sujet, ce qui a fait réagir vivement le sédévacantiste Bruno Saglio.

Pour terminer, j’ai relevé avec amusement la menace à peine voilée de M. Livernette, que « sans mon grand âge » – qu’en sait-il ? – et « l’épave » que je serais, il me casserait la figure, ce dont il avait menacé aussi, tout dernièrement l’un de mes collaborateurs.

C’est là, l’argument suprême de ceux qui n’en ont pas…

Aussi, je tiens à remercier ce bon M. Livernette de s’être révélé tel qu’il est.

Merci …
Philippe Ploncard d’Assac

3 réflexions au sujet de « Réponse à Monsieur Johan Livernette »

  1. Moi je trouve que « grand âge » ou pas, vous êtes bien vert, percutant et efficace comme propagandiste du nationalisme français traditionnel et anti judéo-maçon. Vos idées pénètrent petit à petit et profondément dans les milieux les plus inattendus. Un exemple vécu, très impressionnant. Je connais un monsieur distingué, lui aussi du même âge que vous, qui est une sorte de pape de la bonne société protestante archi libérale en Suisse romande. Un leader d’opinion bourgeois et parpaillot, ancien député. Je ne dis pas son nom mais en principe dans ce milieu-là on est anti Maurras à mort. Maurras, qui connaissait bien la Suisse, avait tiré à boulets rouges contre ce milieu Franco Suisse, qu’il appelait « l’état Monod » (Juifs, protestants, maçons, métèques…) Eh bien ce monsieur (qui ne s’appelle pas Monod, mais il aurait pu) regarde toutes vos conférences sur internet, où il « apprend beaucoup de choses », et il est tout retourné par vos analyses. Il parle de vous dans tous les dîners en ville de la bonne société suisse, avec grands éloges. Peut-être que mon anecdote paraîtra ridicule, mais quand on connaît un peu ces gens on sait que d’avoir réussi à convaincre quelqu’un comme ce monsieur, c’est une performance encore bien plus incroyable que de convaincre des musulmans algériens…

  2. Les querelles personnelles de bas étage n’ont que peu d’intérêt pour le grand public quoiqu’il reste concevable qu’une attaque personnelle infondée puisse paraître injuste et qu’elle est susceptible d’en dire long sur la mentalité ou la moralité de la personne qui déblatère des insanités mensongères. Il est par conséquent compréhensible que l’on veuille s’en défendre ; cela dit, au vu des contradictions, il est impossible pour un novice de trancher honnêtement.

    En outre, les écrits que j’ai pu découvrir de M. P. Ploncard d’Assac reprennent et synthétisent (en les mettant parfois à jour, certes) – dans une littérature souvent maladroite, parfois avec de belles fautes de langue – bien des choses qui ont déjà été exploitées. Dans ces conditions, difficile de se prononcer sur la problématique du plagiat de ses écrits…

  3. Bonjour M. Ploncard,
    Je suppose que le « modérateur » de commentaires n’est autre que vous-mêmes (ou une personne ayant reçu des instructions de votre part).
    Je constate avec désarroi que mon message n’a pas été publié alors qu’il était honnête, plutôt impartial et utile à la réflexion. C’est dommage!
    Le principe d’une « Réponse » dans les commentaires laisse supposer que l’on puisse aller dans un sens qui n’est pas tout-à-fait le vôtre ; d’où l’intérêt.Ne seriez-vous pas, M. Ploncard, au-delà des qualités certaines qui sont les vôtres, légèrement narcissique et imbus de votre personne? Où est l’intérêt national là-dedans?
    Guillaume CARTON

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